Enjeux actuels
Lettre pour le ministre Cannon
Voici un exemple d'une lettre envoyée en réponse à une
lettre du ministre Cannon. La lettre vise les membres TI qui travaillent
en Maintenance et construction des aéronefs.
Les membres peuvent télécharger
et imprimer leur propre version qu'ils peuvent ensuite signer et envoyer
au ministre Cannon.
Le 29 janvier 2007
L’Honorable Lawrence Cannon
Ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités
Tour C – 330, rue Sparks
Ottawa (Ontario) Canada K1A 0N5
Monsieur,
Je tiens à vous remercier de votre réponse du 29 décembre
2006 à notre lettre concernant les pratiques de rémunération
inéquitables au sein du Groupe de l’inspection technique
de Transports Canada.
Tout d’abord, j’aimerais souligner quelques inexactitudes
dans votre correspondance, notamment votre allusion à la négociation
collective pour la résolution de nos problèmes. Comme vous
le savez peut-être, la classification relève du Conseil du
Trésor; plus précisément, celui-ci doit s’assurer
que le système de classification établit la valeur relative
de tout travail accompli dans la fonction publique de manière équitable,
uniforme, efficiente et efficace et jette les bases de la rémunération
des employés de la fonction publique.
Dans le cadre d’un courriel récent, Carole McGetrick, Gestionnaire
du Service des resource humaines – Organisation, classification
et politique de dotation offre ce point de vue,
“…Le processus de classification, y compris
celui relative aux griefs de classification, cependant, est
exclu du processus de négociation collective et donc
n’est pas sous la gouverne de conventions collectives
particulières.…”
La question exposée dans notre première lettre existe depuis
plus d’une quinzaine d’années et les personnes associées
reconnaissent que les normes de classifications archaïques qui sont
en place depuis les années 1960, sont à l’origine
de notre dilemme.
Ce que nous voulons est une conversion de la classification,
la modification de la méthode employée pour établir
la valeur relative du travail de notre groupe professionnel et la nouvelle
structure de rémunération qui en découlerait pour
notre groupe des Inspections techniques.
Le secrétaire du Conseil du Trésor doit déclarer
qu’un tel changement constitue une conversion de la classification;
la négociation collective ne le permet pas comme tel.
Il y a encore de la discrimination entre les groupes professionnels
de Transports Canada qui assument d’importants rôles et
responsabilités dans le système de sécurité aérienne.
Vous savez, j’en suis sûr, que les inspecteurs de la sécurité de
l’aviation civile de la Maintenance et de la construction des aéronefs
doivent détenir un permis et qu’ils s’occupent de la
délivrance, la gestion et la supervision de chaque certificat d’exploitant
d’appareils de l’aviation commerciale, tant sur le plan des
activités de maintenance que des opérations aériennes
qui ont une incidence sur le système de sécurité sous
tous les aspects de l’aviation au Canada.
Nos collègues inspecteurs de l’Aviation commerciale et d’affaires
et l’Aviation générale qui doivent détenir
un brevet de pilote sont rémunérés davantage tout
en ayant moins d’autorités déléguées
et ne s’occupent que des opérations aériennes des
aéronefs; leurs activités n’ont pas la même
incidence sur le système de sécurité.
La sécurité aérienne au Canada doit son succès
en partie au travail acharné des inspecteurs et enquêteurs
de Transports Canada et du Bureau de la sécurité des transports.
Pour que ce succès se poursuive, les inspecteurs/enquêteurs
qui appartiennent à des groupes distincts doivent travailler plus étroitement
que jamais pour s’assurer que le système de sécurité aérienne
fonctionne le mieux possible. Pourtant, on refuse d’éliminer
le principal obstacle à cette collaboration : l’écart
salarial entre ces groupes.
Pour le futur succès du système de sécurité aérienne
canadien, vous devez prescrire les changements requis pour éliminer
l’injuste pratique actuelle qui consiste à moins me rémunérer
pour mon travail que les autres.
Les mesures symboliques, comme l’indemnité provisoire, ne
permettront pas de résoudre les problèmes de recrutement
et de rétention de professionnels dans ce domaine. Nous devons
adopter une norme de classification adaptée au XXIe siècle
qui réponde à tous nos besoins combinés.
Voici un extrait de « Notre vision de la classification » de
l’Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique
du Canada.
À notre avis, un système moderne de classification
des emplois doit être à la base d'une gestion
des ressources humaines progressive, intégrée
et homogène. Ce système doit établir
des liens directs avec la gestion du rendement, le développement
des compétences et la rémunération,
permettre de bien évaluer le travail effectué dans
la fonction publique, refléter les réalités
du marché du travail et traiter hommes et femmes sur
un pied d'égalité.
Nous vous prions d’appuyer notre initiative et de nommer un champion
au sein du Ministère qui nous aidera et aidera notre syndicat à concevoir
une solution rapide à nos problèmes mutuels.
Nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez à cette
question.
Recevez, Monsieur, nos salutations distinguées.
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